mercredi 30 janvier 2013

Très belle interview de Philip Sayce pour le site http://www.guitariste.com/

Philip Sayce - Steamroller

Par Nicolas Didier Barriac - Le 18 Janvier 2013

Philip Sayce, l'ancien pote de Jeff Healey, a de quoi rendre fier le célèbre guitariste aveugle : il vient d'enchaîner plusieurs albums solo de toute beauté. « Steamroller », le meilleur d'entre eux, est arrivé en 2012 et Philip Sayce ne pouvait pas manquer l'occasion de nous en toucher quelques mots !
 
Depuis que tu as commencé à sortir des albums solo, tu ne chômes pas : ton rythme est hyper élevé. Comment cela s'explique-t-il ?

Philip Sayce : J'essaie simplement d'être créatif et de proposer une musique avec laquelle je sens une véritable connexion. J'exprime honnêtement et continuellement ce que je ressens et c'est sûrement pour cela que je ne perds pas une minute pour faire un nouvel album.

« Steamroller » semble montrer une nouvelle facette de ta personnalité, surtout après « Ruby Electric », qui est sorti quelques mois auparavant. Tu es d'accord ?

P. S. : Tout à fait ! « Ruby Electric » était de toute façon à moitié un disque live. « Steamroller » n'est pas qu'un disque semblable à cette grosse machine qui écrase tout. La musique est puissante, certes, mais ce n'est pas tout. « Steamroller » représente aussi pour moi la nécessité d'écarter de mon chemin tous les gens qui m'empêchent de faire la musique que j'aime, de rouleau-compresser tous ceux qui veulent m'écarter de mon chemin. Tu ne peux pas imaginer le nombre de réunions que j'ai endurées où tout le monde me dit « C'est vraiment génial. Est-ce que tu peux simplement essayer de faire sonner le tout un peu plus comme de la pop ou comme [insérer le nom de quelqu'un d'autre] ? » J'ai compris qu'il fallait que je sois 100% honnête pour que ça fonctionne vraiment. Et voilà !

Tu n'aimes pas le courant pop en règle générale ?

P. S. : Si. Cela doit exister car des gens aiment cela. Mais ces groupes et artistes sont relativement jetables. Je suis motivé par la création artistique authentique, reflet direct de mes émotions et de mon ressenti. Je n'aime pas la musique « fast-food ». Il y a déjà suffisamment de McDonald's dans le monde, ne trouves-tu pas (rires) ?

Pour toi, la musique pop n'a pas d'importance ?

P. S. : Non, je ne dis pas cela. Elle est importante. Mais je refuse d'accorder du crédit à la musique qui est faite dans l'unique but de dégager du fric pour un mec assis confortablement dans sa tour d'ivoire. De mon côté, je dédie ma vie à cette musique et j'essaie de faire quelque chose de bien. J'essaie de toucher sur un plan émotionnel un maximum de gens avec mes compositions.

Au fil de tes albums, tu dois toujours te « battre » contre l'industrie du disque et sa pression ou est-ce que tu arrives à bénéficier de davantage de liberté ?

P. S. : Les deux sont vrais. J'ai fait pas mal d'interviews pour « Steamroller » et les gens sont très ouverts d'esprit. Je réponds à plein de questions différentes. Je crois qu'il faut simplement que l'on comprenne que j'ai besoin de faire cette musique. Il existe suffisamment de disques de pop ailleurs. J'ai réussi à ne pas me laisser embarquer par l'industrie musicale et ainsi ne pas perdre de vue mes véritables objectifs, c'est à dire continuer une tradition musicale dans la lignée de Stevie Ray Vaughan ou Jeff Healey, qui ont toujours joué avec leur cœur. Bien sûr, il faut aussi payer les factures, mais bon (rires) ! Je suis très reconnaissant de pouvoir faire ma musique.

En France, pas mal de fans te connaissent car tu as ouvert sur la tournée des rockeurs de Deep Purple chez nous. Est-ce qu'il s'agit des plus gros concerts que tu aies donnés à ce jour ?

P. S. : Ce sont d'excellents souvenirs. J'ai adoré jouer ces concerts car le public était très intelligent et attentif à ce que je faisais avec mon groupe. Avec Deep Purple, c'était la garantie d'avoir au moins dix mille personnes chaque soir donc ça va (rires). Mais j'ai aussi joué devant un milliard de gens par le biais de la cérémonie des Oscar et la chanson de Melissa Etheridge. Pour moi, le plus fort reste de simplement jouer, peu importe le nombre de personnes présentes, même si un public conséquent a un impact significatif sur la montée d'adrénaline.

Ta musique, par essence, est assez intense. Cela ne m'étonne pas finalement qu'il n'y ait pas pour toi une grande différence entre un show intime et cette performance des Oscar que tu rappelais...

P. S. : J'essaie toujours d'être au top. Le groupe est à 110% tous les soirs.

Sur album, tes parties de lead et tes soli sont généralement assez courts et ramassés, alors que sur scène, ces même parties peuvent parfois se prolonger dans de très longues improvisations. Les soli à tes yeux c'est un truc de live plus que quelque chose à enregistrer sur disque ?

P. S. : Bonne question. Les deux peuvent sans doute être vrais. Mes artistes préférés comme Eric Clapton ou Stevie Wonder ont toujours fait de leurs concerts une expérience à part. Leurs chansons sont présentées différemment que sur disque. Chez Jimi Hendrix, les versions live de ces morceaux faisaient parfois vingt minutes alors qu'à la base les gens connaissaient une version de trois minutes ! La situation est totalement différente sur scène. Les enjeux diffèrent aussi. Il faut être capable de jouer ce que l'on ressent sur le moment. Je ne suis pas un mec capable de recréer les versions studio de ses chansons. De toute manière, en studio, il s'agissait aussi de versions improvisées. Simplement, les attitudes et les envies ont changé entre temps. L'interaction avec le public fait naître en moi certaines choses que j'ai immédiatement envie de retranscrire dans mon jeu. Il n'y a aucune règle prédéfinie mais c'est vrai que, lorsque nous sentons que c'est la bonne chose à faire, nous nous lançons dans des versions longues de nos chansons. En gros, nous jouons un morceau et nous faisons les comptes après (rires).


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mercredi 16 janvier 2013

Quoi de neuf en ce début d'année 2013 pour notre guitariste canadien préféré ? à l'évidence il nous distille ça et là quelques petites photos sur le net avec commentaires laissant à penser que le nouvel album est en pleine phase de préparation.. Voici donc un petit récapitulatif en image de ces dernières semaines :

Commentaire de Philip : Heading back into the studio. I'm ready - I hope you're ready for me.
(4 décembre 2012)


Commentaire de Philip : Driving around Los Angeles listening to the new studio recordings. Next album is gonna be heavy ! (14 décembre 2012)

Commentaire de Philip : Vocal zone...The new album is coming together ! (17 décembre 2012)


Commentaire de Philip : Working on the tones ! (29 décembre 2012)

Commentaire de Philip : Today's menu.. (11 janvier 2013)

Commentaire de Philip : Singing the new songs (12 janvier 2013)



reste à savoir quand le bébé sera prêt ?

samedi 29 décembre 2012

Pour bien finir l'année 2012 la France par l'intermédiaire du journal Le Parisien met à l'honneur Philip Sayce et son album Steamroller.. En effet dans son post du 26 décembre le journal décerne au dernier né du guitariste canadien la mention suivante (en parlant des meilleurs albums de l'année 2012) :

PHILIP SAYCE "Steamroller" (Mascot). Parce que cet album, au titre éponyme d'introduction absolument dantesque, dynamite le blues comme rarement auparavant. Joe Bonamassa n'a qu'à bien se tenir, la concurrence est aux portes du royaume. Peut-être bien mon album préféré de l'année.


Beau compliment pour une reconnaissance nationale de ce superbe album !!!

Retrouvez l'ensemble du post sur ce lien !

Enfin comme cadeau de fin d'année chers lecteurs voici une video quasi inédite de Philip Sayce sous forme de leçon de guitare pour nous montrer les principaux riffs de plusieurs titres de l'album Innerevolution dont Changes ou Daydream tonight.. 


Et bonus supplémentaire elle est sous titrée en français !!! Just enjoy !


mercredi 19 décembre 2012

Il est temps de mettre à jour ce blog avec les dernières nouvelles de notre guitariste préféré !!

Pour commencer Philip Sayce a annoncé la sortie officielle d'un album qui circulait déjà plus ou moins ici et là à savoir l'EP "Silver Wheel of Stars"


il est disponible sur I-tunes en cliquant ici !

La track list :


Et le succès est immédiat car l'album se classe direct 8ème dans le classement de la catégorie Blues Albums !

Ensuite Steamroller poursuit sa carrière mondiale et sera disponible sur le continent Nord Américain dès le printemps 2013..





mardi 20 novembre 2012

petite video mise en ligne par Philip Sayce hier de Gime some more dans le cadre d'une soirée pour Yamaha..


cela s'est passé au Sunset Sound, Hollywood et pour l'occasion Philip Sayce était accompagné de son fidèle bassiste Joel Gottschalk et du batteur Kenny Aronoff

 
Il précise qu'ils ont quand même fait sauter l'électricité dans le bâtiment deux fois tout en jouant cette chanson !!!!!
 
Il avait déjà joué ce titre au Japon en 2007 pour le Young Guitar magazine.. une video avait été faite également pour l'occasion :
 

 
quel feeling et quel groove..


mercredi 7 novembre 2012

Je viens de trouver une superbe chronique en français de l'album Steamroller..  la voici donc !

Philip Sayce, le blues entre en fusion

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PHILIP SAYCE "STEAMROLLER"

Attention, ce disque est une tuerie ! Rares sont les oeuvres musicales qui vous secouent à la première écoute, celles dont on se dit immédiatement qu'on tient là du lourd. "Steamroller" est de cet acabit. Une pure galette de blues incandescent, qu'on a tout de suite envie de se remettre dans le lecteur, avant de prendre le premier vol pour le Mississippi ou Chicago. Clairement, voici apparaître un concurrent sérieux pour Joe Bonamassa dans la catégorie "je dynamite le blues en l'enrichissant au rock'n'roll".

J'avoue que j'ai mis du temps à réagir. Voilà déjà quelques mois qu'on me signalait ce guitariste canadien né au Pays de Galles, connu en France pour avoir effectué la première partie de ZZ Top ou du Deep Purple. Il avait déjà sorti trois albums solo ("Peace Machine" en 2009, "Innerevolution" en 2010 et "Ruby Electric" l'an dernier), après une honorable carrière de guitariste dans le Jeff Healey Band (indice qui aurait dû m'alerter) ou le groupe de Melissa Etheridge.

Je ne sais pas ce que valent ses trois premiers opus, mais je vous avertis, son dernier, sorti ces jours-ci chez Mascot, est un classique instantané ! En 35 minutes, Sayce éclabousse de son talent 10 chansons variées. Ca commence très fort avec le morceau éponyme, "Steamroller", introduit par les gémissements d'une guitare qui bientôt délivre un blues plombé, soutenu par une rythmique d'airain. La six-cordes hurle, crache, crisse, le fantôme de Stevie Ray Vaughan plane au-dessus de cette machine à vapeur qui a déjà commencé à vous broyer les neurones. Comme Joe Bonamassa, Sayce semble friand de ces blues où basse et batterie pulsent et cognent, puisqu'il en colle plusieurs sur son disque dont, histoire de bien vous achever, "A mystic" à la fin, une ode à la guitare qu'on a hâte d'entendre sur scène.

Autre spécialité de la maison Sayce, les voix haut perchées. Sayce se la joue Lenny Kravitz sous stéroïdes sur "Stung by a woman","Rhythm and truth" ou "Beautiful", mais c'est loin d'être désagréable, car la guitare riffe sévère et la batterie bucheronne lourdement. Après Bonamassa, Kravitz a lui aussi du souci à se faire si l'ami Sayce commence à venir chasser sur ses terres...

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PHOTO : MASAKI KOIKE
 
Même quand Sayce se la joue plus cool, comme sur "Marigold" (rien à voir avec Nirvana), la magie reste présente. Cette fois, la guitare tricote des arpèges, la batterie se fait plus discrète, la voix module davantage, un bien joli morceau qui, s'il y avait une justice radiophonique, ferait un tabac sur les ondes. Autre pause au milieu du déluge de lave de ce disque, "Holding on", ballade plus classique, mais bienvenue, d'autant que le guitariste en profite pour nous pondre un solo au début assez étrange.

"Black train" aurait pu figurer sur un bon vieux Free : riff proto-hard rock, voix saturée, on n'est pas loin du blues, mais on part finalement dans une autre dimension, surtout au moment de l'épique solo de guitare. Puis soudain, tout se calme, pour laisser place à quelques "woo woo" comme on n'en fait plus depuis Mott The Hoople, avant de repartir à fond de caisse. Un morceau taillé pour la scène, assurément. "The bill" concourt dans la même catégorie, avec un peu moins de réussite.

"Aberystwyth", un instrumental qui démarre tout doux, très blues jazz comme Stevie Ray Vaughan en parsemait ses albums, avant de s'énerver un peu, conclut brillamment ce "Steamroller" qui finira, sans problème, dans mon Top 10 de l'année !!!

jeudi 25 octobre 2012

Petit extrait video en direct du studio d'enregistrement pour le nouvel album de Philip Sayce à Nashville.. Le guitariste teste pour l'occasion son nouvel équipement : le Yamaha THR10C :

 
 
Ca sonne plutôt bien non ?!

 
 


jeudi 18 octobre 2012

Dernière incursion dans le French Tour 2010 en première partie de Deep Purple.. nous revenons dans la ville ou nous avions commencé ce voyage à savoir Lille qui était la dernière date de la tournée de 10 dates dans toute la France avant un repos bien mérité !!
 
Il nous livre une dernière fois sur cette tournée une version monumentale de Slip Away le titre phare de ce tour qui recueillait à chaque fois l'adhésion totale du public présent..  
 
 


Merci à Frenchbluesygirl pour la superbe qualité sonore et visuelle de ce document !

lundi 8 octobre 2012

Tout frais de ce week end Philip Sayce vient d'annoncer une très bonne nouvelle en commentaire de cette photo :


 
En effet il commente cette photo en écrivant :
 
"En train de travailler sur le nouvel album.. êtes vous prêt ??"
 
Un peu qu'on est prêt !! Et à l'écoute de l'avancement de ce nouveau projet..
 
Mother est bien là et pour le reste Philip se charge de mettre le matos en bon ordre de marche !!!
 
 


vendredi 5 octobre 2012

Suite du voyage dans ce French Tour 2010 en première partie de Deep Purple.. Cette fois ci nous voilà à Rouen.. très belle prestation ce soir là et le public réagit très favorablement à l'énergie envoyée par Philip Sayce dans le Zénith..

 
 
Un magnifique light show accompagne Philip sur ce titre.. Je n'oublie pas non plus que ce fut ce soir là à Rouen le 5 décembre 2010 que j'ai eu la chance de rencontrer pour la première fois Philip Sayce.. un merci tout particulier d'ailleurs à Fritz Lewak (le batteur) qui a eu la gentillesse d'aller chercher Philip dans les loges pour le faire venir backstage.. merci aussi à Manni Kuesters le tour manager que j'ai rencontré aussi ce soir là et avec qui j'ai croisé la route à de nombreuses reprises depuis dans les salles de concerts de France, Belgique, Hollande...